A nos amis, aux amis et camarades de JOCELYN, à tous les enfants qui peuvent ètre atteints un jour de Leucémie, à toutes les personnes sensibles qui pensent que la santé est un droit et que l'attention médicale doit être responsable et assurée par des professionnels respetant une éthique propre à leur profession, librement choisie, spécialement dans un domaine aussi particulier que l'Oncologie infantile.
Nous vous communiquons que notre fille, JOCELYN LOU LEAL MOREL, alors âgée de 7 ans, a été hospitalisée à
l'Hôpital Dr Luis Calvo Mackenna de Santiago, en raison d'une Leucémie lymphoblastique aigue, détectée le 25 Janvier 2008 (la plus commune, sans facteurs aggravants ni organe compromis). La phase d'hospitalisation s'est achevée le 5 Février et Jocelyn a suivi un traitement de chimiothérapie d'induction ambulatoire dans ce même hôpital trois fois par semaine. Au premier et unique symptôme de complication apparu lors de son traitement, le 21 Février, qui s'est caractérisé entre autres par une intense douleur abdominale et une phase d'hypothermie, nous avons fait appel aux médecins qui la traitaient comme le protocole le signale, en téléphonant en premier lieu à son médecin responsable, qui n'a jamais rappelé (¡¡¡parce quŽelle a estimé que les symptômes ne valaient pas la peine!!!, déclarant le jour suivant quŽelle avait perdu le téléphone....) et en décidant ensuite de nous rendre au service d'urgence. Après une altercation à l'arrivée (premièrement on a cherché à nous faire attendre dans une salle d'attente pleine dŽenfants montrant des signes de maladies infectieuses dont le contact est interdit dans le cas des enfants oncologiques, et en cherchant ensuite à empêcher l'entrée au service d'urgence à la fois du père et de la mère de la patiente. A noter que la fiche du diagnostic porte la mention "père agressif".
Au service d'urgence, un premier médecin a diagnostiqué la douleur péri-abdominale intense, indiqué les examens à réaliser (hémogramme et écographie), et la nécessité de garder Jocelyn en observation, ce qui curieusement et de façon inexplicable a été écarté par un autre professionnel, chirurgien, malgré notre préoccupation, description précise des symptômes et l'indication de la dernière drogue qui lui avait été administrée le mercredi 20 en chimiothérapie, ainsi que sa condition dŽenfant oncologique ce qui donne à nŽimporte quel symptôme un caractère d'urgence (il avait été clairement spécifié dans le premier diagnostic quŽon lui avait administré de l'Asparaginase le mercredi antérieur, médicament parfaitement connu par les médecins pour ses effets secondaires, parmi lesquels le risque de provoquer une pancréatite).
En définitive notre fille n'a pas été soignée correctement, en particulier ce jour-là. Elle n'a pas été surveillée comme il se doit pendant son traitement ambulatoire. On ne lui a pas prêté l'assistance médicale qu'elle méritait au moment oû elle s'est trouvée au service d'urgence. Ce qui a provoqué son décès en raison d'une pancréatite non diagnostiquée et donc non soignée, le matin suivant, le 22 Février, et dont elle manifestait les symptômes au moment précis où le chirurgien a décidé de ne faire aucun examen et de la renvoyer à la maison.
Jocelyn ne montrait plus de trace de leucémie dans la moelle osseuse le jour de son décès. Elle était en rémission, comme l'a révélé le rapport médico-légal.
Nous avons présenté une plainte pour quasi-délit d'homicide contre lŽHôpital Calvo Mackenna, contre toute personne qui résulte responsable, depuis les médecins traitants, en passant par le chirugien responsable du diagnostic final au service d'urgence, et le propre directeur de l'Hôpital.
Comme l'affaire se trouve aux mains de la justice, nous ne pouvons pas donner plus de détails, notamment concernant les noms des personnes en cause, pour le moment.
Notre cas n'est pas le seul. Il s'agit d'une maladie couverte par le Plan Auge, système régissant la santé publique au Chili, raison pour laquelle les autorités doivent fournir les informations correctes. Dernièrement, nous avons été surpris par exemple par un autre cas et solidarisons avec les parents d'une petite fille atteinte de Leucémie, traitée dans le même hôpital Calvo Mackenna, qui avait besoin dŽune transplantation de moelle osseuse, transplantation que le directeur de l'Hôpital, Osvaldo Artaza, a refusé parce qu'il considérait que la petite fille n'avait que 30% de chance de survivre!..., selon ses propres déclarations à la chaine de télévision Chilevisión, ce qui constitue une atteinte à l'éthique médicale et à ses obligations en tant que directeur d'un établissement de santé publique puisque le système de santé stipule que la transplantation doit avoir lieu dans un délai de 30 jours.
Nous vous tiendrons informés et vous remercions d'avance de tout COMMENTAIRE, aide, collaboration...
On November 06 2008
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